1920 - 1923, un russe blanc en exil...

Réfugiées quittant la russie en 1920

Toujours malade, il atteint, comme des milliers d'autres, Constantinople. On le place dans un camp de réfugiés tenu par les Français.

Moitié camp humanitaire, moitié prison, ces camps voyaient s'accumuler des fantômes dont personne ne voulait et pour qui le retour en Russie était synonyme d'une mort assurée.

Les situations les plus extrêmes provoquant les rencontres les plus inattendues, il sympathisera avec un garde noir du Tsar. Précipitant un gardien dans les latrines, il s'évaderont ensemble et se mêleront à la foule de la ville oł ils se perdront de vue.

Les conducteurs sont toujours rares en ce temps, et lorsque l'on propose à Lev un uniforme et des bottes neuves il s'engage comme chauffeur d'ambulance! Le permis de conduire n'existant pas, l'examen d'entrée consiste à effectuer un 8 avec le véhicule avant de le parquer dans une place délimitée. Il accomplit la manoeuvre normalement une première fois, puis une seconde... en marche arrière!

Guéri, il va de petits boulots en petits boulots, son périple l'amenant toujours plus à l'ouest le long des côtes méditerranéennes d'Afrique du Nord. Quittant parfois un emploi parce qu'il refuse d'être exploité, parfois par ennui, ou encore après avoir été licencié pour avoir appris aux employés à jouer à la bataille navale!

Il finit par arriver à Tozeur, puis à Douz oł il obtient son premier travail reconnaissant son niveau d'études en tant que chef de chantier pour aménager les premiers canaux d'irrigation des palmeraies.

Il y restera quelques temps, jusqu'à ce qu'il retrouve en 1923 la trace de sa famille, exilée en France.

Palmeraie et canaux d'irrigation en Afrique du Nord
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